EAT 2 : Des morts & des vivants

eat 2

Il y a quelque temps j’ai fait une chronique sur EAT, le premier livre de la série de Gilles Lartigot. Ce premier livre a été une révélation pour moi. J’ai donc décidé de lire le deuxième livre « EAT 2: Des morts & des vivants ».

Ce second livre aborde de nouveaux sujets et revient sur certains éléments du premier mais avec un nouveau point de vue. Il est tout aussi passionnant, on y est autant choqué qu’avec le premier. Il n’est pas obligatoire d’avoir lu le premier EAT pour lire ce second numéro et crois-moi, tu ne seras pas déçus.

Cancer et système de santé

« Depuis 2004, le cancer est la 1ère cause de mortalité en France »

Dans cette première partie, Gilles Lartigot s’interroge sur l’évolution du cancer chez l’adulte mais aussi chez l’enfant. Il interviewe le Dr Nicole Delépine, Pédiatre et Oncologue à la retraite dont les révélations font froid dans le dos.

Nos hôpitaux se sont progressivement transformés en entreprises à la recherche de rentabilité. Les médecins ne peuvent plus choisir le meilleur traitement contre le cancer pour leurs patients, celui-ci est désormais imposé. Le malade n’est plus un humain, il ne devient qu’un dossier, qu’une maladie. Son traitement est décidé en son absence et sans même l’avis de son médecin.

En 2007 des quotas sont imposés aux services de cancérologie et ceux-ci perdent leurs accréditations pour certaines opérations si les quotas ne sont pas atteints.

« Nicoles Delépine : Le cancer, c’est l’empire des lobbies »

Les médecins sont incités à prescrire des nouveaux médicaments qui arrivent sur le marché avant même que le traitement prouve son efficacité.

Selon le Professeur Philippe Even, « 50% des médicaments sont inutiles, 20% sont mal tolérés et 5% sont potentiellement dangereux. ».

Cependant, le patient est en droit de choisir son traitement pour se diriger vers un traitement éprouvé.

Avant d’en arriver là, il est possible de prévenir le cancer. Selon Pierre-Marie Martin, un cancer peut être accéléré ou ralentit grâce à l’alimentation. Il existe des aliments anti-cancers comme les brocolis, les tomates, les fraise, l’ail l’oignon, le curry, le curcuma, le thé vert…

Le pouvoir de l’alimentation

alimentation saine

Une bonne alimentation peut vraiment impacter notre santé. Par exemple, un à trois verres de vin rouge par jour protège les neurones, fait baisser le mauvais cholestérol et empêchent la formation de caillots sanguins. Ou encore l’huile d’olive diminue le risque de cancer du sein.

Gilles Lartigot nous donne aussi des recettes « anti-cancer » à base de ces « supers-aliments ».

Mais le cancer n’est pas le seul fléau de nos sociétés. L’obésité est omniprésente à cause de tous ces produits industriels ultra transformés, ces sodas, ces sucres raffinés et mauvaises graisses.

Des études ont montré qu’une des causes de cette obésité est le déséquilibre entre les omégas 6 et les oméga 3. Je détaille ce point dans l’article « Les lipides sont tes amis ». Le rapport peut monter jusqu’à 30 oméga 6 pour 1 oméga 3 alors qu’au 18ème siècle de rapport était équilibré. Cela s’explique par notre nourriture plus industrielle, des animaux avec une alimentation riche en oméga 6… et ce déséquilibre se retrouve aussi dans les laits infantiles.

Une solution serait donc de limiter les aliments riches en omégas 6 et de consommer plus d’aliments riches en omégas 3. Tu peux retrouver une liste de bonnes sources de lipides dans l’article « Les meilleurs sources de lipides ».

La viande est-elle indispensable ?

Selon une étude de 2013, les végétaliens ont une espérance de vie plus élevée et sont en meilleure santé.

La principale critique d’une alimentation végétale est l’apparition de carences mais cette critique n’est pas forcément justifiée. Une des carences est celle des protéines mais les végétaux contiennent aussi des protéines même si certains acides aminés essentiels peuvent manquer si on consomme toujours la même chose. Une alimentation végétale n’entraîne donc pas de carences en protéines.

Il existe par contre un risque de carence en vitamine B12. L’avantage est que cette vitamine est très bien stockée par l’organisme et donc cette carence peut ne survenir qu’après plusieurs années de végétalisme. La supplémentation en vitamine B12 est donc fortement conseillée, surtout pour les femmes enceintes et les personnes âgées.

On parle aussi de carence en Fer et en Calcium. En ce qui concerne le fer, il y en a deux types, l’héminique et le non héminique. Le fer héminique est mieux absorbé par l’organisme que le non héminique. On le retrouve dans la viande alors que dans les végétaux on retrouve du fer non héminique. L’avantage du fer non héminique est que son absorption est régulée. En cas de carence il est mieux assimilé et son absorption diminue pour éviter les excès contrairement au fer héminique qui est toujours bien absorbé. Le problème est qu’en excès, le fer peut être toxique et favoriser le cancer du côlon.

Pour le calcium, les besoins varient beaucoup d’un individu à l’autre. Le gouvernement encourage la consommation de produits laitiers mais c’est surtout lié à au pouvoir des industrielles. Il existe d’autres sources de calcium que le lait, comme l’eau minéral, le brocoli, le thym…

Au cœur des abattoirs

Cette partie de EAT 2 est poignante. C’est une interview de Geoffrey Le Guilcher qui témoigne de son expérience dans un abattoir. Ce journaliste a travaillé 4 mois dans un abattoir pour tenter de comprendre pourquoi il y a tant de maltraitances animales dans les abattoirs comme le montre l’association L214.

1 bovin sur 5 serait mal tué, c’est-à-dire qu’il arrive sur la chaîne de découpe sans être totalement mort. Cela est dû aux cadences infernales demandées qui sont quasi impossibles à tenir. D’un côté l’animal résiste, il se débat pour survivre ce qui fait perdre du temps sur la chaîne de production. De l’autre côté, les travailleurs souffrent de ce métier ingrat, les douleurs physiques et morales sont omniprésentes. L’animal se transforme donc en ennemi et la confrontation entre l’homme et la bête est inévitable.

Geoffrey Le Guilcher raconte ensuite une anecdote assez terrible que je te laisse découvrir en lisant EAT 2.

Une contradiction mise en avant et la nomination d’un responsable du bien-être animal qui est aussi la personne responsable de la cadence.

Le survivalisme moderne

survivalisme

Cette interview de Vol West, auteur du blog http://lesurvivaliste.blogspot.com/, a été une véritable découverte.

Peut-être que toi aussi, quand on te parle de survivaliste, tu t’imagines un Hermite parano qui se cache dans son bunker avec toutes ses réserves de nourriture et d’eau. Et bien Vol West donne un tout autre visage du survivalisme. Il parle d’un survivalisme moderne qu’on peut appliquer tous les jours pour se protéger des imprévus comme la perte de son emploi, un accident, une maladie…

Vol West donne l’exemple de l’ouragan Sandy qui a touché New york en 2012. Les pannes d’électricité ont eu pour conséquence de bloquer les gens chez eux, notamment les personnes âgées qui habitaient en haut des tours. Les ascenseurs ne fonctionnaient plus et donc elles ne pouvaient plus se réapprovisionner en eau ni nourriture. Il faut donc se constituer une petite réserve pour faire face à ces événements qui arriveront encore. Faire des réserves permet aussi de ne pas se retrouver en pénurie à cause des supermarchés dévalisés et dont le stock est limité.

Le survivalisme est simplement une question d’indépendance et cette indépendance peut se faire à plusieurs niveaux. Elle peut être professionnelle en se formant à d’autres métiers, en apprenant à construire des choses, en apprenant aussi une deuxième langue.

L’indépendance peut se faire aussi au niveau alimentaire. Il faut apprendre à cuisiner plutôt que de manger des plats préparés. Il faut aussi faire des réserves de nourritures mais pas n’importe comment. On pense souvent qu’il faut acheter un tas de boîtes de conserves et autres nourritures et remplir nos placards. Vol West a une tout autre approche. Pour lui, il faut uniquement stocker des aliments qu’on a l’habitude de manger. Mais il faut aussi faire tourner le stock pour ne pas gâcher de la nourriture. Il faut donc consommer ce qu’on stocke et renouveler ce stock. Cette réserve ne sert pas seulement en cas de catastrophe climatique, elle permet aussi d’être plus résilient en cas de perte d’emplois. Consommer sa réserve permet d’économiser de l’argent pendant une période de chômage par exemple. Si en plus de ça on a une réserve économique, ça permet d’être beaucoup plus serein pour aborder l’avenir.

Le survivalisme c’est aussi avoir une trousse de secoure chez soi mais aussi dans sa voiture pour intervenir si on est témoin d’un accident.

Au final le survivalisme c’est beaucoup de petites choses à mettre en place pour être plus indépendant dans la vie de tous les jours et donc faire face au petits et aux gros imprévus.

Mon avis sur EAT 2

« Affirmons nos choix mais ne les imposons pas aux autres ».

Cette phrase du livre résume bien la série EAT et l’état d’esprit de Gille Lartigot. Il n’y a pas de côté moralisateur, EAT 2 est là pour informer, pour donner différentes visions des choses à travers des témoignages. Je n’ai pas pu parler de tout ce que contient ce livre, je conseille donc vivement sa lecture.

Alors je te l’accorde, ce n’est pas dans ce livre que tu vas énormément augmenter tes connaissances en nutrition et en sport mais il va te permettre de te questionner. Il va te faire réfléchir sur ta façon de consommer que ce soit au niveau de ta santé, qu’au niveau éthique.

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Tu peux aussi consulter les avis sur “EAT” en cliquant ici

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